Préparation du projet 2011

Via Podiensis / Camino Francés 2011

Préparation du projet

Depuis plusieurs années, germai en moi l'idée de faire le chemin de Compostelle à VTT par le GR 65 et le Camino Francés.

Je me plonge donc dans l'historique du chemin sur internet, et après avoir lu plusieurs article sur le sujet, l'idée fit son chemin.
Ce fut en revenant de vacance du Portugal et voyant cheminer les pèlerins sur les pistes blanches aux alentours de Burgos en Espagne que le déclic c'est produit. Je me suis dit un jour, je serai là avec mon VTT.

Je prépare donc cette aventure pendant plusieurs mois. Calcul du nombre d'étapes à faire, difficultés de celles-ci, astuces et galères. Je me muni de plusieurs ouvrages, Miam Miam Dodo pour la France et le Camino de Santiago aux éditions Michelin pour l'Espagne. Je vais aussi trouver une foule de renseignement sur le net et notamment plusieurs très bons sites que je recommande (voir ci-dessous) dont je me suis inspiré pour préparer ce périple, et qui me donnèrent vraiment l'envie de réaliser ce rêve.
http://jverse.free.fr/randonneesvtt/
http://perso.wanadoo.fr/vtt.compostelle/accueil.htm
http://www.verscompostelle.be/coettou2.htm
http://daniel42.blog4ever.com/blog/index-315195.html
http://slot51vtt.wordpress.com/

L'idée, est de faire la via (Podiensis) la voie du Puy-en-Velay par le GR 65 en France et le Camino Francès en Espagne à VTT d'une seule traite en partant du Puy-en-Velay jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle.
Le but est d'être le plus autonome possible pour la nourriture, en empruntant le GR 65 au maximum, de loger dans les gîtes du parcours et tout ça en une vingtaine d'étapes, car je dispose d'un temps limité d'un peu plus d'une vingtaine de jour.
Je cherche à rameuter des collègues pour cette aventure, plus sympat de partager cette expérience à plusieurs, mais personne ne s'y risqua. Et bien soit, ç'est seul que je le ferais.

Je fais le choix de louer un véhicule en partant de chez moi, car je prévois de revenir de Santiago par le bus (compagnie Eurolines) avec mon vélo en soute, celui-ci me descendra à Orléans à deux pas de chez moi c'est à dire 50 km. Théoriquement les vélos sont interdits dans les bus Eurolines mais il sera démonté et empaqueté par un vélociste à Santiago qui prend 19€ pour l'emballage, le colis ne devant pas dépasser 1.50m de long pour être admis, cela ne devrait pas poser de problème. Remontage du vélo une fois descendu à Orléans et retour à VTT pour Châteaudun (autonomie total jusqu'au bout).

Mardi 17 Mai 2011

départ: 8h30

Je vais réceptionner mon véhicule de location avis à Châteaudun. Chargement du vélo dans le coffre, je suis prêt. Je suis tout excité quand je décolle de Châteaudun vers 9h30. Arrivé au Puy-en-Velay vers 15h, je descends mon VTT et mon sac à dos sur le parking de la gare SNCF, puis je vais remettre les clefs de la voiture de location au chef de gare, car il n'y a pas d'agence avis au Puy-en-Velay. Sur le parking de la gare, je remonte mon vtt, mon porte bagage de selle d'un poids total maxi chargé nourriture comprise de 8 à 10 kg et endosse mon sac à dos de 6.8kg.

Une fois la voiture de location garée sur le parking, une sensation étrange m'envahi. Je me retrouve seul avec mon VTT à prêt de 500 kms de chez moi. C'est à ce moment-là que je prends effectivement conscience que mon chemin commence ici.

Adepte du culturisme et du VTT, je pèse 89 kg se qui me donne un poids total roulant de 120 kg, autant dire que je ne pourrai peut être pas rester sur le GR 65 tout le temps vu ma charge totale et l'état du chemin à certain endroit.

Je vais donc réceptionner mon gîte au Puy. Visite de la cathédrale et des belles rues piétonnes de la ville. Petites courses à deux pas de mon dortoir, pratique. Après avoir dîner dans la cuisine du gîte, balade une autre fois dans la ville et retour aux chambres vers 21h car demain, grand départ il faut dormir. Mon VTT reste dehors avec l'antivol, rien à craindre de l'extérieur les portes sont fermées pour la nuit.

Une fois pieuté, je n'arrive pas à trouver le sommeil, je gamberge, sans doute l'inconnu qui me taraude l'esprit, et faisant le chemin seul, je ne peux compter que sur moi-même.
Je partage ma chambre avec un espagnol qui parle un peu français. Il a déjà fait des portions du chemin et le refait cette fois-ci en partant du Puy. Je parviens finalement à m'endormir après quelques échanges avec mon voisin de chambrée.